Les éditeurs de logiciels P2P en danger

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La SPPF (Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France) compte porter plainte contre trois éditeurs de logiciels Peer-to-Peer. Ceux-ci sont les suivants: Morpheus, Azureus et Shareaza.

Ce ne sont pas moins de 16,6 millions d’euros de dommages qui sont demandés par la SPPF à Azureus et 3,7 millions pour Morpheus. Jérôme Roger, directeur général du groupe veut « sanctionner ces sociétés en ordonnant l’arrêt immédiat de ces activités illicites et obtenir la réparation du préjudice subi « .

Nous ne sommes donc pas prêts de voir la fin des procès liés au piratage, puisque ceux-ci sont de plus en plus nombreux, que ce soit contre les utilisateurs ou les éditeurs.




4 réflexions sur « Les éditeurs de logiciels P2P en danger »

  1. Jabberwock

    Pfff… y’a des fois j’ai honte de mon pays… Quand est-ce qu’ils feront un procès à tous les fabricants d’ordinateur, après tout sans ordi on ne pourrait pas télécharger de musique ou films illégalement…

  2. Mitch

    Y’a un truc qui me turlupine : Comment attaquer un logiciel libre ? Comment demander réparation ? Qui va payer ?
    Shareaza est un logiciel libre, hébergé via Sourceforge. Qui blâmer ? Sourceforge ? Et sous quel motif ? En quoi un développeur de logiciel peut-être tenu responsable de l’utilisation d’un logiciel ? Parce que si c’est le cas, si une personne en étrangle une autre avec un lacet, je peux porter plainte contre les fabricants de lacets ? Y’a pas comme un truc qui cloche, là ?

  3. Nykolaas

    Surtout que des programmes permettant le téléchargement de torrents comme Azureus ne sont pas forcément utilisés à des fins de "piratage" (je pense notamment aux fansubs d’anime qui sont parfaitement légales).

    D’un point de vue purement juridique, je ne pense pas qu’ont puisse les atteindre directement mais bon, les sociétés vont faire pression sur d’autres points. Ca va être comme pour Guitar Tabs, si d’un point de vue juridique c’était parfaitement défendable, les gens préfèrent souvent ne pas se mouiller pour ne pas y laisser leur chemise …

    Bon ben resortez tous votre petit livre rouge, revolution culturelle reborn …

  4. Jabberwock

    "je pense notamment aux fansubs d’anime qui sont parfaitement légales" … en Suisse peut-être, en France c’est désormais illégal ! (même si concrètement, il y a peu de risques de poursuite vu qu’il n’y a pas dans ce cas de labels pour faire pression…)

    Par contre, les systèmes de téléchargement en peer-to-peer sont parfois utilisés par des communautés de travail (chercheurs ou programmeur travaillant à chaque coin du monde sur un projet commun, etc.), voir des sites déconcentrés d’entreprise (là je n’en ai pas connaissance concrètement, mais j’ai vaguement entendu ça quelque part). De même, rien n’empêche de partager en bittorrent le film de ses vacances au bord de la mer, un court-métrage réalisé entre potes ou un album MP3 auto-produit, etc., le tout étant parfaitement légal.

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